Le mot et L’idée Chinois – Agnès AUGER

Article non sponsorisé

Cet article s’adresse aux lecteurs qui ne connaîtraient pas la collection « Le mot et L’idée » et aux élèves et étudiants qui apprennent des langues étrangères en général, et la langue chinoise en particulier.

La collection « Le mot et L’idée »

Comme précisé plus haut dans l’encart à fond jaune, cet article n’est pas sponsorisé, c’est-à-dire que je ne suis lié aucunement aux éditions Ophrys pour vous présenter leur collection intitulée « Le mot et L’idée  » .

Lorsqu’un outil est bon, il est important de le présenter et de le partager avec le plus grand nombre. C’est le cas de cette collection dont l’objectif est de fournir plusieurs listes de vocabulaire thématique dans une langue donnée pour un apprenant francophone. Notez aussi que cette liste est toujours accompagnée d’un texte dans lequel les mots abordés sont utilisés. Cette mise en contexte est des plus importantes car une langue ne se limite pas à une suite de mots rangés systématiquement.

Notez qu’il existe une autre collection des éditions Ophrys intitulée « Petit vocabulaire actuel  » . Cette collection regroupe thématiquement le vocabulaire d’une langue étrangère donnée mais elle s’adresse à un public plus large. La collection « Le mot et L’idée » , quant à elle, s’adresse plutôt aux étudiants du cycle supérieur et la mise en contexte des « termes famille » est beaucoup plus approfondie que dans la collection « Petit vocabulaire actuel  » .

Le mot et L’idée – Chinois

Si vous avez la chance d’apprendre la langue chinoise, ce livre composé et écrit par Agnès AUGER devrait se trouver sur l’une des étagères de votre bibliothèque ou sur votre bureau.

Pour les lecteurs qui ne seraient pas familiarisés avec le Mandarin, il faut savoir qu’il existe deux voies pour écrire en chinois :

La voie de la simplification, suite à la réforme de l’écriture chinoise dès les années 1950 lancée par MAO Zedong en République Populaire de Chine qui a conduit à ce que nous appelons communément le Chinois Simplifié.

La voie de la tradition, identique aux périodes d’avant la réforme sur le continent. Le Chinois Traditionnel est utilisé à Hong-Kong, ancienne colonie britannique jusqu’en 1997, et Taiwan où le gouvernement chinois s’est réfugié en 1949 suite à la victoire des Communistes sur les Nationalistes. Je vous conseille vivement de lire l’article « Du Larousse Manuel Illustré de 1962 à la loi de sécurité nationale imposée par Pékin à Hong Kong en 2020« , ici même sur ce blog, pour resituer quelques dates importantes sur Taiwan et la République Populaire de Chine.

En France, que l’on commence à apprendre le Chinois au Lycée ou à l’Université, c’est le choix de la simplification qui a été retenue. J’ai eu la chance de m’intéresser à l’écriture chinoise au moment où mon épouse était en Maîtrise aux Langues O. à Dauphine. A l’époque, fin des années 1980, le passage de la Licence à la Maîtrise se caractérisait par le passage du Chinois Simplifié au Chinois Traditionnel. J’ai donc pu comparer les deux écritures et bien que ne parlant pas un mot de Chinois, bien que ne sachant pas écrire un seul caractère à ce moment-là, j’ai été émerveillé par la beauté du Chinois Traditionnel.

Je m’égare ? Non ! Car il n’est pas évident en France de trouver un livre pour apprendre le Chinois autre que par l’intermédiaire du Chinois Simplifié. Or, « Le mot et L’idée – Chinois » offre au lecteur les deux graphies, et je puis vous affirmer que ça fait du bien !

Un jeu de parenthèses permet d’identifier instantanément les caractères traditionnels des caractères simplifiés. Pour pallier ce problème de graphie, les textes de mise en contexte sont habilement ponctués de quelques caractères traditionnels mis entre parenthèses afin de ne pas alourdir la lecture. En effet, ce jeu de double graphie n’apparaît, la plupart du temps, que lorsque les différences entre le simplifié et le traditionnel sont importantes.

S’il se trouve un lecteur ignorant les différences entre le Chinois Traditionnel et le Chinois Simplifié, j’ai bien peur qu’il ne se sente perdu. Voici un premier exemple où la graphie simplifiée peut permettre de retrouver facilement la graphie traditionnelle :

門 (traditionnel) et 门 (simplifié)

Voici un autre exemple où il est difficile de trouver le lien entre le simplifié et le traditionnel :

幾個 (traditionnel) et 几个(simplifié)

Vous l’aurez compris, cette double graphie est un point fort supplémentaire pour cet ouvrage thématique, tout comme la mise en contexte.

Un autre point non négligeable : à chaque fin de thème, nous est présenté une liste d’expressions idiomatiques, de dictons ou de proverbes en rapport avec le thème étudié. Et, cerise sur le gâteau, la traduction littérale en français est suivie de son explication.

Le seul petit détail qui me paraîtrait intéressant de critiquer est l’absence d’abréviation ou de signes qui permettraient au lecteur de connaître la provenance de telle ou telle expression. Connaissant la susceptibilité réciproque entre la République Populaire de Chine et Taiwan, j’imagine que l’emploi d’une citation de MAO Zetong prise pour un proverbe ou une expression idiomatique serait malvenue à Formose, par exemple. Mais là, je pinaille un peu !

« Le mot et L’idée – Chinois » écrit par Agnès AUGER est un livre outil complet. Vous y trouverez pas moins de 36 thèmes abordés ! Chaque thème décline plusieurs sous-thèmes. Comme précisé dans l’introduction de l’ouvrage, le vocabulaire présenté est de niveau C1, c’est-à-dire un niveau avancé.

Pour vous donner un aperçu du niveau C1, sachez qu’il existe 6 niveaux CECRL (Cadre Européen Commun de Référence pour les Langues). Le niveau C1 est le 5ème niveau. En vous dirigeant sur le lien Internet sur ServicePublic.fr, il vous sera loisible d’y trouver un tableau explicatif détaillé des 6 différents niveaux de langue du CECRL.

J’attire votre attention sur le fait que le nivellement par le haut vaut mieux que le nivellement par le bas. Même si vous débutez dans l’apprentissage de la langue chinoise, vous trouverez une aide précieuse dans cet ouvrage.

D’autres outils en marge du corpus important vous sont proposés. En voici la liste :

  • Une carte des provinces chinoises selon le découpage géopolitique de la République Populaire de Chine avec le nom des différentes provinces et des pays limitrophes en Chinois Simplifié page XII.
  • Une liste de classificateurs page 281. (Les classificateurs en Chinois sont des mots indispensables pour désigner tel ou tel objet, de telle ou telle nature, de telle ou telle forme).
  • Un index thématique classé par ordre alphabétique (pp.289-291)
  • Un index des mots et expressions classés par en fonction des niveaux du H.S.K. (Hànyǔ shuǐpíng kǎoshì – 漢語水平考試).

Le H.S.K. est le test de langue proposé par la République Populaire de Chine. A Taiwan, le test de niveau de langue est le TOCFL (Test Of Chinese as Foreign Language).

En guise de conclusion, j’espère avoir été fidèle à l’esprit de cet outil magnifique qu’est « Le mot et L’idée – Chinois » des éditions Ophrys. N’hésitez pas à vous balader sur leur site Internet, vous y trouverez des collections intéressantes qui pourront vous aider pendant vos études.

Je vous présenterai, à l’avenir, d’autres livres outils très utiles pour l’apprentissage de la langue chinoise. N’hésitez pas à laisser vos commentaires, c’est toujours plaisant d’avoir un retour des lecteurs.

Patrick Le Chevoir

Droits d’auteur : tous droits réservés.

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