Partager mon expérience en Agriculture Sauvage

Le titre de cet article est sans équivoque. La notion de partage est au centre de ma démarche.

Partage et transmission ne sont pas de vains concepts que nous agitons pour se démarquer. Ce sont des principes moteurs liés à l’Agriculture Sauvage et à une manière d’appréhender la vie.

Agriculture Sauvage ou Agriculture Naturelle ?

Pourquoi avoir choisi les termes d’Agriculture Sauvage alors que l’expression Agriculture Naturelle est connue d’un plus large public ?

Ce n’est pas par masochisme que j’ai opté pour l’Agriculture Sauvage mais pour anticiper de futurs non-sens qui pourraient poindre à l’horizon. Autant la famille lexicale liée à la Nature peut être usitée à toutes les sauces – yaourt natureproduit naturelnaturellement boncéréale naturellepar naturede nature etc., autant le champ lexical rattaché au terme Sauvage est restreint voire évité. Comme je préfère l’intime à la foule, j’ai donc opté pour les termes Agriculture Sauvage que Masanobu Fukuoka utilisait lui-même pour présenter son système d’agriculture philosophique.

Depuis des années, je suis confronté à des réflexions du type : « Regarde ! Moi aussi je fais du naturel car je fais du bio, de la permaculture etc.« .

Bien qu’il s’agisse de types d’agricultures qui diffèrent de l’Agriculture fondée par Masanobu Fukuoka, c’est bien l’adjectif « naturelle » qui brouille les esprits.

De plus, ma chaîne YouTube utilise déjà les termes d’Agriculture Naturelle, je préfère donc marquer la différence entre l’écrit et le visuel.

Ma chaîne YouTube sur l’Agriculture Naturelle

En parallèle à ce blog sur l’Agriculture Sauvage, je vous invite à découvrir ma chaîne YouTube intitulée :

LE Xiao Long : Agriculture Naturelle.

Vous pourrez y trouver une multitude de renseignements utiles si vous souhaitez vous lancer dans cette expérience de vie qu’est l’Agriculture Sauvage.

Du contenu des articles sur l’Agriculture Sauvage

Une grande partie des articles concernant l’Agriculture Naturelle sera liée aux différents espaces que je dédie à l’Agriculture Sauvage, à savoir :

  • Les potagers familiaux
  • L’espace des animaux terrestres et aquatiques
  • Le verger

Ces trois espaces se répartissent sur une surface d’un hectare. Vous découvrirez donc ces différents espaces au gré des saisons et de la croissance de la végétation.

En fonction de l’actualité, j’essaierai aussi d’éclairer certains sujets par le biais de l’Agriculture Sauvage. Ces articles pourront donc aborder des thèmes aussi différents que l’écologie, la politique, la science, etc.

Des photos

Graines de potimarron avec échelle de 10 cm.
Séchage de graines de potimarron venant d’être extraites et essuyées – Echelle 10 cm – 26 octobre 2020

Par souci d’exactitude, les photos comprendrons une échelle et un datage. Internet fourmille assez d’images non légendées, non contextualisées, non datées et sans échelle. Sur ce blog, ce ne sera pas le cas.

De l’écologie hors-sol

Vivre au milieu des animaux, des arbres, des fleurs et des légumes ne favorise pas l’échange entre humains lorsqu’on est isolé au milieu des vignes entre Bordeaux et Libourne. Il m’arrive de ne croiser aucune âme pendant de longues périodes à l’exception des personnes que je rencontre lorsque je fais les courses. Par contre, quand je discute avec mes contemporains, je suis très surpris par le fait qu’une grande majorité d’entre nous vivent de manière hors-sol bien que beaucoup me parlent d’écologie. L’écologie hors-sol est-elle devenue un nouveau concept ? Cette constatation n’est pas le fruit d’une dichotomie ville-campagne, le hors-sol se généralise.

La campagne, territoire idéalisé où il fait bon vivre ! Non, la réalité est toute autre. Les « Hors-Sol » détestent les chants de la Nature et y préfèrent le bruit des tondeuses thermiques. Ils nous désignent du doigt parce que nous nous chauffons grâce à notre insert en brûlant quelques bûches bien sèches. Par contre, dès que leurs haies sont rabattues, que leurs arbres sont à terre, ils les brûlent en vert évitant ainsi la corvée de la déchetterie. Nous voici donc au printemps ou en été, obligés de nous enfermer sous peine d’être envahis par les épais nuages de fumées. Bien que ces feux nuisibles à notre planète soient interdits en Gironde, nos chers « Hors-Sol » se targuent souvent d’être écologistes !

De par chez moi, beaucoup de particuliers disent « faire du bio ». Cela m’a toujours fait rire car le label bio est lié à un cahier des charges et à une activité économique. Un tel fait du bio tout en éparpillant sur son potager des granulés bleus contre les limaces et escargots. Un autre brûle en vert sur son potager les branches de son figuier en activant le feu à l’aide d’essence et d’huile de vidange ! Cela ne s’invente pas…

Un autre constat désastreux lié aux « Hors-Sol » écologistes est celui concernant l’interdiction d’utiliser certains herbicides pour les particuliers. Je vous conseille vivement la lecture de l’article intitulé « Petite réflexion sur le glyphosate« . L’effet attendu par cette décision politique – décision certainement honnête intellectuellement – n’est pas au rendez-vous. De par ce que je constate, je crains fort que l’effet soit dévastateur.

Certains particuliers ont fait des réserves de produits maintenant inaccessibles pour le grand public ou s’arrangent pour en trouver. A ceux-là, l’interdiction est sans effet.

D’autres se ruent sur des herbicides autorisés mais moins actifs que ceux vendus auparavant. Il serait intéressant de se pencher sur les quantités utilisées pour une même efficacité.

Enfin, et là j’attire votre attention car ce que je vois actuellement m’inquiète, le nombre de particuliers qui font bitumer leurs chemins et allées augmente. A mon avis, cet engouement soudain pour le bitume est lié à l’interdiction de certains herbicides. Si cette mode se généralise, les pluies poseront encore plus de problème à la collectivité.

En un mot, vivre à la campagne oui, mais l’herbe et la boue c’est dégueulasse !

Du partage des connaissances

Je vous donnerai le peu de clefs que je possède, ensuite, à vous d’ouvrir vos cœurs et vos oreilles car il n’existe qu’un seul et unique professeur : la Nature !

Il est possible de vivre avec des escargots et des limaces tout en ayant un potager et sans avoir recours à aucun produit. Vivre au milieu des herbes sauvages que beaucoup désignent comme étant des « mauvaises herbes » change de la pelouse bien entretenue mais les avantages pour la Nature sont si grands que vous y viendrez peut-être un jour.

Dans d’autres articles, nous aborderons des notions importantes comme celle du cycle entier des légumes, des herbes aromatiques et des herbes sauvages. Je vous parlerai aussi des mes arbres, de leur naissance, de l’importance du semis pour les variations génétiques.

Je vous présenterai aussi mes amis animaux, domestiques et sauvages. Certains m’inspirent des poèmes comme la Libellule, d’autres ont un sens de la communication assez poussé comme les bourdons et les frelons.

Patrick LE CHEVOIR

Publié par LE Xiao Long - Patrick Le Chevoir - 樂小龍

Rédacteur de livresquejaime.fr

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