Sandrine ROUSSEAU et le Mystère de l’Homme déconstruit

Sandrine Rousseau et le mystère de l'homme déconstruit

A partir de l’Homme déconstruit de Sandrine ROUSSEAU, intéressons nous à la déconstruction chez les Nazis et dans les pays communistes.

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Référence bibliographique

LE CHEVOIR Patrick, 2022, Sandrine ROUSSEAU et le Mystère de l’Homme déconstruit, in livresquejaime.fr


Auteur

Patrick LE CHEVOIR (1964)

Domaines

Politique – France – Société – Eveillisme – Effacisme


Article non sponsorisé

Année 2022

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Temps de lecture estimé : 26 minutes

Accueil » Politique » Sandrine ROUSSEAU et le Mystère de l’Homme déconstruit
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Introduction

Cet article comporte deux parties distinctes mais complémentaires. A partir de l’affirmation de Sandrine ROUSSEAU à propos de son homme déconstruit, nous essaierons de comprendre les mécanismes de la déconstruction masculine à travers l’Histoire.

La première partie est légère et espiègle mais la seconde partie est dure et froide. J’ai tenu à l’illustrer sans pour autant tomber dans l’horreur des images.

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Sandrine ROUSSEAU et le Mystère de l’Homme déconstruit

Sandrine Rousseau et le Mystère de l'Homme déconstruit.
Sandrine ROUSSEAU et le Mystère de l’Homme déconstruit.

N’arrivant plus à retrouver le sommeil depuis que Sandrine ROUSSEAU déclara qu’elle vivait avec un homme déconstruit, j’ai essayé de comprendre quel était ce mystère. Morphée avait-il eu peur de se faire déconstruire à son tour d’où l’absence de ses bras nocturnes depuis cette énigmatique affirmation ? Sandrine avait-elle réussi à annihiler ce dieu sympathique du sommeil et des songes ?

Délaissé par mon ami de l’Olympe, mon esprit torturé et fatigué errait de questionnement en questionnement. Je tentais de découvrir ce que cachait ce nouveau concept lié à l’écologisme, à savoir la déconstruction masculine.

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Victor HUGO visionnaire ?

Dans mon lit, seul avec Sandrine et son homme déconstruit, j’explorais des terres inconnues à la recherche d’un indice qui m’aurait permis de comprendre. Tout à coup, il me revint à l’esprit un passage des Misérables de Victor HUGO, lorsque le chant de Gavroche est interrompu par une balle fatale.

Je suis tombé par terre, c'est la faute à Voltaire, le nez dans le ruisseau, c'est la faute à Rousseau.
Victor HUGO, Les Misérables, page 666 de la version numérisée et gratuite sur gallica.bnf.fr.

Je suis tombé par terre, c’est la faute à Voltaire

Ereinté par ces nuits blanches répétitives, la folie me guettait car il s’agit bien du lieu où il fallait que je m’aventure pour cerner la conception d’un homme déconstruit. A mi chemin du sommeil et de l’éveil (non de l’Eveillisme que je combats de toutes mes forces), je laissai mon cerveau vagabonder ; je l’abandonnai à un Vol au dessus d’un nid de coucou.

Victor m’avait ouvert les yeux ! La présence des points de suspension n’était pas due au hasard :

« Je suis tombé par terre,

c’est la faute à Voltaire,

Le nez dans le ruisseau,

C’est la faute à …. »

Victor et ses points de suspensions ! 3 + 1 = 4 ! Quatre en chinois 四 (sì) étant homophone de 死 (sǐ), la mort ! Il s’agissait donc d’un message codé ou d’une prémonition. En une fraction de seconde tout devint limpide. Il fallait prendre à la lettre « le nez dans le ruisseau » . Nous sommes donc face à une double lecture, l’une officielle, celle de la mort de Gavroche, l’autre cachée pour les générations futures qui devraient faire face à la déconstruction masculine. Je pénétrais dans la « déraison déconstructive » , j’allais mettre à jour le mystère de Sandrine ROUSSEAU.

Les quatre points de suppression

Les « quatre points de suppression » qui gommaient le patronyme de Jean-Jacques ROUSSEAU nous avertissaient donc. Le nez qui tombe dans le ruisseau et sa double lecture nous dévoilait que seul le nez chutait. La symbolique était trop évidente !

Grâce à Victor HUGO j’allais peut-être rejoindre Morphée ! Si vos nuits sont perturbées par le Mystère de l’Homme déconstruit, je vous livre amicalement le fruit de mon raisonnement ! Ne pensez pas que « la came isole » , seul le manque de sommeil fut la clef qui me permit de résoudre le mystère de l’Homme déconstruit.

La seconde partie de cet article s’intéresse donc à la déconstruction masculine à travers l’Histoire.

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Le mystère de l’Homme déconstruit révélé

Lorsque nous souhaitons aborder un sujet, la recherche de synonymes s’avère utile. Déconstruire, c’est démolir, démonter, détruire. Maintenant, intéressons-nous aux différentes hypothèses de la déconstruction telles qu’elles me furent révélées en pleine nuit en interrogeant différents moment de la tragédie humaine, à savoir l’Histoire des déconstructeurs.

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De la déconstruction nasale

Le sphynx sans nez
Image par Alexandru Manole de Pixabay

Le nez dont nous avons parlé plus haut est un marqueur important de l’identité. Son absence ou plus exactement sa destruction est un symbole fort qui tend à effacer définitivement la mémoire exacte d’un visage, d’une personne.

Nombre de statues au gré de l’Histoire furent déconstruites de cette manière.

Finalement, un homme déconstruit de manière nasale est un homme dont l’identité faciale reconnaissable par les autres est effacée.

Je comprends donc que nos néo-déconstructeurs n’aurait rien inventé quant à cette déconstruction car les témoignages de nez ôtés sont multiples.

Les nez des statues des Rois de France étendus à la Cathédrale de Saint-Denis s’en souviennent ! Idem pour de nombreuses représentations de Saints et autres divinités grecques et romaines. Les déconstructeurs détestent les nez ! C’est ainsi.

Statue au nez cassé
Image par Engin Akyurt de Pixabay

Exemple de l’ablation du nez dans le droit anglais du Moyen Age

Il serait candide de penser que l’ablation du nez se limite aux statues. Selon le droit civil anglais au Moyen Age, un cas de déconstruction nasale attire notre attention. Pour resituer rapidement cet exemple, nous devons nous pencher sur le villenage féodale et sur un type particulier de vilains, à savoir les vilains par consentement c’est-à-dire des hommes libres devenus vilains par leur propre décision. Ici, le terme vilain s’oppose donc à celui d’homme libre.

« Celui qui est devenu vilain de cette manière [par consentement] ne peut jamais recouvrer sa liberté sans le consentement de son maître et, si plus tard il se prétend libre, de mauvaise foi, le seigneur a le droit de le punir par l’amputation du nez. » [GLASSON Ernest 1882: 180] (Lire l’extrait sur Gallica)

D’autres exemples de déconstruction punitives

Cet extrait est intéressant pour comprendre la déconstruction suivie d’une reconstruction puis d’une déconstruction punitive. Dans un premier temps l’homme libre devient vilain (déconstruction volontaire), puis le vilain prétend être libre (reconstruction) et finalement, son nez est amputé pour rétablir la vérité de la servitude (déconstruction).

Nous devrions étudier de plus près cette haine du nez chez les déconstructeurs qui font le plus souvent appel à la loi pour l’ablation nasale. Qu’il s’agisse du droit babylonien ou des lois assyriennes [CUQ Edouard 1929 : 430, 451] ou à peu près à la même époque en Chine sous l’empereur Yao 堯 et l’empereur Shun 舜, l’ablation du nez appartenait à l’arsenal pénal. [BOULAIS Gui (le Père S.J. 鮑來思), 1923 : 1*]

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De la déconstruction céphalique

Statue et décapitation
Image par nightowl de Pixabay

Je n’insisterai pas sur ce genre déconstruction qui malheureusement n’appartient plus seulement à l’Antiquité ou aux époques liées à certains rites guerriers d’un autre temps.

Les monstres déconstructeurs islamistes qui frappent notre France n’ont rien à envier à ceux dont nous allons parler dans les exemples qui suivent tout au long de cet article.

Vous noterez que les photos de sculptures pour illustrer les déconstructions de nez et de chef suffisent à dénoncer l’ignominie de la déconstruction concernant l’homme en tant que tel. Notons que les déconstructionnistes aiment aussi trancher la tête de nos rondes-bosses : la décapitation des statues dans nos églises qui, selon ces adeptes de la déconstruction religieuse et civilisationnelle, démontre qu’ils souhaitent déconstruire notre passé et nos croyances religieuses.

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De la déconstruction pilaire

Samson – Image par Jeff Jacobs de Pixabay

La symbolique des cheveux de Samson devrait nous prévenir d’une déconstruction pilaire ou capillaire. Une fois les cheveux coupés, Samson n’est plus le même, sa force l’a abandonnée. Il lui faudra se reconstruire pour récupérer sa puissance musculaire.

La symbolique capillaire est loin d’être négligeable. Juste avant les quelques lignes citées plus haut concernant le nez et son ablation, Ernest GLASSON précise à propos des vilains par consentement :

« L’homme libre qui consent à devenir le vilain d’un seigneur se fait couper une partie de ses cheveux à la cour de ce seigneur. » [GLASSON Ernest 1882: 180] (Lire l’extrait sur Gallica)

Les nazis et la déconstruction pilaire

Une autre déconstruction pilaire plus récente, celle liée aux camps de concentration nazis, était systématique. Sous des prétextes faussement sanitaires, les prisonniers qui entraient dans les camps étaient tondus. Eliminer les cheveux d’une personne est une manière des plus anciennes pour déconstruire une identité.

Le camp d'extermination d'Auschwitz
Le camp d’extermination d’Auschwitz – Image par Ron Porter de Pixabay

La citation suivante concerne le camp de Buchenwald :

« Nous pénétrons dans une salle où fonctionnent une vingtaine de tondeuses électriques. Chevelure, barbe… et le reste, tout y passe. « Montez sur le tabouret. » Après le haut du corps, c’est le bas, et la tondeuse, maniée par des prisonniers costumés en zèbre, passe au suivant. » [CONVERSY Marcel 1945 : 33] (Lire l’extrait sur Gallica)

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De la déconstruction vestimentaire

La déconstruction vestimentaire est simple à comprendre, il suffit de faire appel à la nudité. Ôtez les vêtements à une personne suffit à l’humilier et à la destituer de son humanité. Seul l’Homme s’habille, les animaux sont nus.

L’extrait qui suit concerne le camp d’Auschwitz lorsque les déportés restés 3 à 4 jours dans des wagons plombés finissaient par en sortir :

« Ces malheureux, enraidis d’être restés si longtemps tassés en des positions incommodes, souvent à demi-asphyxiés par le manque d’air et la puanteur, devaient se hâter de sauter hors des wagons et d’en descendre leur bagage sous peine d’être roués de coups. Les bagages devaient être laissés sur le quai et tout le monde du plus vieux au plus jeune, en pleine nuit d’hiver se mettre complétement nu. Malheur à qui s’attardait ou tombait d’épuisement, un S.S. s’approchait et usait du fouet ou du revolver. » [LAVALÉE G. 1945 : 409] (Lire l’extrait sur Gallica)

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De la déconstruction patronymique

Déconstruire un homme en remplaçant son patronyme par un numéro est encore un exemple tiré des camps de concentration. Dans son ouvrage « Quinze mois à Buchenwald« , Marcel CONVERSY explique :

« Nous avons reçu notre numéro de matricule définitif, notre seule identité au camp. Je ne suis plus qu’un numéro : le 39.540 […] » [CONVERSY Marcel 1945 : 40] (Lire l’extrait sur Gallica)

A la page suivante Marcel CONVERSY ajoute :

« Donc, je ne suis plus Marcel CONVERSY, mais le N° 39.540 que je dois bien entrer dans ma tête pour répondre « présent » lorsqu’on l’appelle. » [CONVERSY Marcel 1945 : 41] (Lire l’extrait sur Gallica)

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De la déconstruction spécifique

Transformer un homme en une espèce animale est malheureusement possible. La déconstruction n’a pas de limite ! L’exemple de déconstruction spécifique suivant est extrait d’un papier de François MAURIAC de l’Académie française dans le quotidien LE FIGARO du vendredi 4 mai 1945 :

François MAURIAC, 1945, « L’homme-chien« , in LE FIGARO, n°223, 119e année, p.1, colonne 1. Disponible sur Gallica.

« L’homme-chien

par François MAURIAC

Au portail du camp de Büchenwald se dressait la niche pour le chien de garde. Une bête enchaînée aboyait aux passants, plongeait avidement sa gueule dans l’écuelle. Bien qu’elle ne se dressât jamais sur ses pattes de derrière, on s’apercevait au bout d’un peu de temps que c’était un homme.

Entre tous les supplices inventés par ces virtuoses de la torture, celui-là me paraît leur chef-d’œuvre, qui avilit dans l’homme la dignité de la créature, la ressemblance avec Dieu. Mais voilà le plus étrange : cet homme-chien n’était ni français, ni russe, ni polonais, ni tchèque, ni juif ; c’était un Allemand, c’était l’ancien bourgmestre anti-nazi de Weimar que depuis 1933, avec une patience, avec une insatiable cruauté, ses bourreaux avaient ravalé à la condition de la brute. Magiciens de cauchemar, ils avaient pris le temps de mettre au point leur sortilège ; quelle réussite dans le maléfice ! Le bourgmestre de Weimar, à la lettre, était devenu un chien. » [MAURIAC François 1945 : 1]

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De la déconstruction épidermique

Ce que je nomme déconstruction épidermique est le fait de dépecer un homme afin de transformer sa peau en objet. Nous continuons ici notre chemin bien obscure de la déconstruction systématique liés aux camps de concentration nazis. Voici un autre passage de « Quinze mois à Buchenwald » de Marcel CONVERSY.

« Les morticoles démoniaques s’amusent même à faire des momies pour des cas très spéciaux, ou bien à tanner des peaux d’hommes tatoués pour en confectionner des abat-jour.

La femme du précédent commandant du camp manifestait une prédilection perverse pour les tatouages humains. Elle exigeait qu’on lui sacrifiât les plus belles peaux. » [CONVERSY Marcel 1945 : 63] (Lire l’extrait sur Gallica – Mis en gras par nous-même).

Lors du procès de Nuremberg, la déclaration suivante dévoile que :

« […] On exécutait les hommes qui avaient des tatouages particulièrement artistiques. […] » [Tribunal militaire international 1945-1946 – T. VI : 264] (Lire l’extrait sur Gallica)

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De la déconstruction sexuelle

La déconstruction sexuelle masculine passe par la stérilisation, la castration ou l’émasculation. Arrêtons-nous un instant sur un extrait du procès de Nuremberg à propos du camp d’Auschwitz.

« Dans le bloc 21, on procéda à des expériences massives de castration des hommes en vue d’étudier les possibilités de stérilisation par les rayons X. La castration avait lieu un certain temps après. Ce traitement aux rayons X et ces expériences de castration furent faites par le professeur Schumann et de Dr Dering. On procédait souvent à l’ablation de l’un ou des deux testicules pour étudier le traitement postérieur aux rayons X. » [Tribunal Militaire International 1945-1946 T. VIII: 312] (Lire l’extrait sur Gallica).

Notons que ce programme de déconstruction sexuel était lié à un projet plus vaste dont le but était d’éradiquer la reproduction chez la population juive.

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De la déconstruction alimentaire

Déconstruire un homme par le biais de son alimentation peut prendre plusieurs directions. La plus expéditive est d’affamer la personne à déconstruire. Il existe une photo en noir et blanc prise à Auschwitz par les nazis que j’ai décidé de ne pas vous montrer ici. Sa description suffira : il s’agit de quatre enfants décharnés par le manque de nourriture. Ils sont nus et squelettiques et nous nous demandons comment ils peuvent tenir debout. Sous cette photo exposé dans le mémorial, la légende indique en anglais la traduction suivante : « Enfants : victimes des expériences du docteur Joseph MENGELE » .

Une autre manière d’utiliser l’alimentation est de changer le régime alimentaire de l’homme à déconstruire. Il s’agit d’un procédé très apprécié par les sectes. En effet, il suffit de soustraire les protéines animales de l’alimentation pour affaiblir mentalement la future victime. Généralement, une fois cette déconstruction nutritionnelle établie, la secte débutera une autre déconstruction, à savoir la déconstruction familiale en poussant le nouvel adepte sous emprise à rompre avec les membres de sa famille.

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De la déconstruction générationnelle

MAO Zedong – Image par Peggy und Marco Lachmann-Anke de Pixabay

Nous abordons ici une déconstruction bien connue de l’Allemagne nazie d’Adolf HITLER et de la Chine communiste de MAO Zedong.

Nous nommons déconstruction générationnelle le fait d’utiliser des enfants et adolescents afin de terroriser les adultes.

Lorsque la terreur est à son paroxysme, la mettre aux mains des enfants et de très jeunes ados est une technique qui fut utilisée par l’Allemagne nazie avec les jeunesses hitlériennes.

Inverser les rôles, les déconstruire ! L’enfant est craint, il a le droit de vie ou de mort.

MAO Zedong au même titre que Adolf HILTER a utilisé les très jeunes pour sa Révolution Culturelle dès 1966. Les jeunes Gardes Rouges furent l’instrument de nombreux massacres. La déconstruction générationnelle a l’odeur du sang.

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De la déconstruction mentale

Avec la déconstruction mentale, nous abordons le concept de lavage de cerveau. Nous retrouvons MAO Zedong et la République Populaire de Chine. Qu’il est difficile d’être un opposant en pays communiste. Vers la fin des années 1950, MAO Zedong ouvre les centres de rééducation par le travail destinés à ceux qu’il nomme les contre-révolutionnaires.

Ces centres sont encore ouverts à l’heure où j’écris cet article. XI Jinping, ce grand philanthrope, aide certains de ses opposants à se déconstruire mentalement par le biais du travail.

Nous pouvons ajouter à cette déconstruction mentale les fameuses autocritiques ordonnées par le Parti Communiste chinois.

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De la déconstruction sociétale

Nous pourrions penser que la déconstruction sociétale fait appel à la notion de prison mais cette affirmation serait fausse. En effet, l’homme est un animal social, c’est-à-dire vivant en société. Bien que la prison protège la société des personnes se trouvant derrière les barreaux, une nouvelle forme de société se crée au sein des prisons. Il s’agit même d’une société où parfois des lois et des règles non écrites mais connues de tous la régissent plus durement qu’à l’extérieur. La société qui garantit sa propre sûreté donne naissance à une autre société à espace restreint et muré souvent plus ritualisée qu’à l’extérieur. En quelques mots, les sociétés produisent des sociétés, les hommes ne peuvent produire entre eux que société.

Pour comprendre la déconstruction sociétale, nous devons donc nous pencher sur des cas extrêmes qui empêcherait « l’homme à déconstruire » de faire société. Existe-t-il une gradation dans l’horreur ? De « l’enfant de la cave » à « l’enfant sauvage » la déconstruction sociétale est à son paroxysme.

Notons une différence entre « l’enfant de la cave » et « l’enfant sauvage ». Le premier est nourri par des humains qui limitent leurs interactions au maximum. Le second est protégé par des animaux sociaux. Qu’est-ce qu’être humain ?

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De la déconstruction mnémonique

Un homme arrêtant une colonne de chars lors des événements de la place Tiananmen à Pékin en 1989 – Photo by undersound on Foter

L’exemple le plus connu de déconstruction mnémonique de masse concerne les Chinois et les événements de la place Tiananmen du 4 juin 1989.

La version officielle actuelle est qu’il ne s’est rien passé ce jour là sur la place Tiananmen. Rien ! Pas un mort, pas de répression. La mémoire collective est déconstruite.

En fait, cette déconstruction mnémonique de masse, car c’est bien de cela qu’il s’agit, est un pacte entre XI Jinping et son peuple : en échange de ce Non-Tiananmen la consommation de masse devient accessible.

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Conclusion

LIU Xiaobo – Photo by etanliam on Foter

Ne pensons pas que les déconstructeurs appartiennent au passé. Méfions-nous de tous ces apôtres maniant le concept de la déconstruction de manière récurrente.

Les prêcheurs envahissent nos écoles et nos universités à l’aide de théories venant d’outre-Atlantique pour nous imposer leurs doctrines, à savoir l’Eveillisme et l’Effacisme.

C’est sciemment que je n’utilise pas leurs termes anglais pour les dénoncer. Je m’en explique dans l’éditorial « Du Choix d’un livre » .

La photo de gauche est un portrait de LIU Xiaobo, prix Nobel de la paix que XI Jinping à laisser mourir en prison.

Cette affirmation n’est pas tout à fait exacte car LIU Xiaobo a été sorti de sa cellule pour mourir sur un lit d’hôpital quelques jours plus tard d’un cancer non soigné le 13 juillet 2017. La machine infernale a essayé de le déconstruire en vain. Mais la réponse du totalitarisme pointe le bout de son nez et ce dernier est bien accroché. Il suffit de faire appel à la déconstruction mnémonique pour que s’efface l’existence même de celui qui a payé de sa vie sa passion pour la liberté.

A quoi ressemblerait l’homme « reconstruit » ?

Avons-nous réellement mis à jour le Mystère de l’homme déconstruit ? Non, nous l’avons simplement survolé et, paradoxalement, nous nous sommes enfoncés dans ce qu’il y a de plus abject pour en comprendre les mécanismes.

Par contre, une fois déconstruit par les apôtres de la déconstruction, ces derniers devront le reconstruire selon leurs dogmes. A mon avis, l’homme reconstruit devrait ressembler au monstre de Frankenstein.

La question restant sans réponse est la suivante : aura-t-il une âme ?

Si dans cet article la déconstruction féminine n’a pas été abordée, c’est simplement parce que nous ne nous sommes intéressés qu’à la déconstruction masculine. Naturellement, la déconstruction par les régimes totalitaires ont toujours déconstruit l’homme et la femme.

L'homme reconstruit ?
L’homme reconstruit ? Image par sethJreid de Pixabay

Patrick LE CHEVOIR


Droits d’auteur : tous droits réservés.

Bibliographie

BOULAIS Gui (le Père S.J. 鮑來思), 1923, Manuel du Code Chinois 6 – 大清律例便覽, in Variétés Sinologiques, n°55, Chang-Hai – Imprimerie de la Mission Catholique – Orphelina de T’OU-SÈ-WÈ, 7, VI, 352, 6* et 4 pages.

CONVERSY Marcel, 1945, Quinze mois à Buchenwald, Editions du Milieu du Monde, Collection Documents d’Aujourd’hui III, Genève, 218 pages.

CUQ Edouard, 1929, Études sur le droit babylonien, les Lois assyriennes et les Lois hittites, Librairie Orientaliste Paul Geuthner, Paris, VII et 522 pages.

GLASSON Ernest, 1882, Histoire du droit et des institutions politiques, civiles et judiciaires de l’Angleterre comparés au droit et aux institutions de la France depuis leur origine jusqu’à nos jours. Quatrième période : depuis Édouard III jusqu’à Henri VIII, A. Durand et Pedone-Lauriel éditeurs, Paris, IX et 476 pages.

LAVALÉE G., Témoignages de médecins sur les camps d’extermination en Allemagne, in Le Concours Médical, 1945, année 67, n° 22 du 10 juin 1945, Paris, pp. 409-410

MAURIAC François, 1945, « L’homme-chien« , in LE FIGARO, n°223, 119e année, colonne 1, p.1.

Tribunal Militaire International, 1945-1946, Procès des grands criminels de guerre devant le tribunal militaire international : Nuremberg, 24 novembre 1945 – 1er octobre 1946 : [débats]. Tome VI, 22 janv. 1946-4 fév. 1946.

Tribunal Militaire International, 1945-1946, Procès des grands criminels de guerre devant le tribunal militaire international : Nuremberg, 24 novembre 1945 – 1er octobre 1946 : [débats]. Tome VIII, 20 fév.-7 mars 1946, 639 pages.

Publié par LE Xiao Long - Patrick Le Chevoir - 樂小龍

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